Des démineurs après la découverte d'obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans un quartier du Porge en Gironde, le 3 août 2026 ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )
Le mégafeu de Gironde a révélé la présence d'obus de la Seconde Guerre mondiale au Porge, où des opérations de déminage menées depuis plusieurs jours ont permis à tous les habitants de regagner leur domicile lundi.
Dans ce village, le plus touché par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP.
Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis. Un petit véhicule 4x4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares.
Au total, ce sont quelque 400 obus et munitions qui ont été récupérés, selon la préfecture.
Les habitants des lotissements Plein Soleil et Le Ferron, bouclés le temps du déminage, ont pu rejoindre leur domicile lundi soir, plusieurs heures après le retour chez eux des habitants des autres quartiers, a précisé la même source.
"Tout un secteur a été protégé parce que nous avons encore des obus de la Seconde guerre mondiale qui sont enterrés (...) Ces zones sont fermées, elles sont protégées", avait prévenu dimanche Martial Zaninetti, maire du Porge, sur Facebook. L'élu ignorait lui-même la présence de ces munitions.
"Danger de mort absolu, présence d'obus", pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre.
Pendant l'incendie, des déflagrations ont retenti, d'abord confondues avec l'explosion de bonbonnes de gaz, mais il pourrait s'agir de ces obus, selon le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33.
"La priorité est le retour des habitants, donc il s'agit d'abord de ramasser les obus en surface. On verra les obus sous terre plus tard", avait expliqué lundi matin le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui ne souhaite pas donner son nom.
"Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi", avait-t-il précisé.
Les obus seront stockés puis détruits sur un terrain militaire.
Ces munitions, à la fois allemandes et françaises, sont essentiellement des obus de mortiers, avec également quelques obus à tête explosive pour chars.
"Il ne s'agit pas d'un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu'ils ont été un peu abandonnés", a précisé le commandant Thomas Mimiague.

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